vendredi 2 septembre 2011

Voile

Une voile blottie dans la main de la nuit gonfle ses joues et soupire sur la surface ridée de l'eau. Bavarde de mouvements, l'ombre baille. La ville crucifie de sons les débuts aveugles de ce jour. Le noir dément l'aube tapie dans les bruits.
Il est plus tôt que tu ne sais.
J'aspire aux baisers du silencieux.
Les grisonnances délicates dessinent des toiles de nuit. A presque six heures, le jour ne déplie pas ses jupes albines: qui sait l'aurore dans cette absence de sommeil? Le soleil n'est pas revenu de son tour du globe. Mais la nuit quitte le profond noir pour de délicates violines. Des nappes de nuées sont dressées dans le ciel qui découvre pas à peu les nuances du bleu. Comme une promesse sur laquelle se lève le sombre voile.

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