jeudi 1 septembre 2011

Au crayon

Casiers de lune dans les courants carrés d'air mêlé.
La main tendue plie le miroir en demi-cercle. Le pinceau butte sur des couleurs crues mais menteuses.
Le grincement du train sur les rails raccompagnent mes pensées jusqu'ici.
La brique cassée, émiettée, couvre et emplit la matière à penser. J'éteins la nuit dans les sifflets.
J'incendie mon sommeil de longues langues noires qui écrasent les lourdes rondeurs des moteurs.
Je te parle au crayon.
De ton silence tu gommes l'intérieur du sens. Pâle pôle du globe aux rayons bleus. Pile déboîtée d'étages en quinconce.
Je te serre fort.
Tu me sors "faire".
Je courbe la mine pincée du faisant.
Voile incertain sur les yeux charbon de ta nuit "T".

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