lundi 24 février 2020

Ce bas lancé


Balancer les pétales blancs de coups de hanches, les deux tiges emballées de tulle vert, je plie sans casser.
Ça fleure bon le printemps.
La mer vient se casser sur ma poitrine et délivre des éclats de coquillages sur le gris des rocs couverts d’écume.
Le vent est gai et mutin, il fait frissonner la peau de l’île.
L’herbe gracieuse forme des coussinets aux lapins.

mercredi 19 février 2020

Mal armée


Bâtir des lisières aux franges des jours. Tresser le temps incertain.
Que se dresse l’âme frêle sur les matins mal endormis.
Il est des gris moirés, j’accuse le silence comme on le fait du coup.
Mêler les bris de voix dans le sable étale pour que le sel marin y accroche son écume.
Et trembler comme le feuillage assoupi sous la respiration.
Larmer le temps pour qu’il porte à bout de bras les tas de tristesses.

mardi 28 janvier 2020

Y'a ....


Y’a des matins qui font rêver…
Avec le vent dans les cheveux…
Non pas des matins longs, mais des matins tendres avec des bouffées de bisous qui vous gonflent les joues...
Il est des matins sans limite, sans liseré, juste mangés par la nuit d’avant, ils sont gros des joies de la veille…
N’oublie pas ces matins qui ont été des soirs expédiés dans la nuit pour t’atteindre au réveil…
Avant de devenir, avant de revenir, avance dans la somptuosité des jours à venir comme la beauté que tu es…

vendredi 17 janvier 2020

DOn RE MI


Fa si li, non la … Là est le lu, lis-le, l’eau l’a lissé.
Que mentent les religieuses… petit décroché aux coutumes épiscopales.
Le silence radieux dispose ses instants de lumière à l’embrassé du soleil et de la lune, aux bouts du jour.
Triste brillance qui lèche les surfaces miroirs malpolies.
La gloire du béton crache la proximité dans les conduits auditifs.
Baisse la ligne de la nuit à l’horizontale de ta fenêtre.
Je clique, je tire et je lâche.
Dénivèle la descente de la côte du mont de la sorcière.
Grimoires, écritures, soupes et potions dévisagent la verrue sous le regard farouche.
Le sort s’y perd, longue malentendance sur les pentes de la colline nue.
Je clique, je tape et je reclique.
Concomitance des lignes sélectionnées.
Quand vibrent les murs sans dire leur épicentre.
Le bleu se dispute souvent au gris blanchi et chaulé des parois extérieures.
Vague de non-bruit qui ondule la lumière crépusculaire et aurorale.
Insectes dociles et assassins falsifient le langage clérical.
Fa sol itude… tire ta tête trop triste, ton o t’est tu.

mercredi 15 janvier 2020

Pleurance


Suite de fuites.
Le long des jours jaillit la charpie.
Et tu danses, dense, comme une fumée, épaisse et langoureuse qui englobe et galbe les courbes chairement portées.
Tilter le silence. Perdurer la lumière.
Il est des épouvantements plus criants que troublants.
Criage, flaire et tu brilles.
Pleurance, les devenances de l’enfance.

mardi 14 janvier 2020

L’eau lisse s’illumine si l’eau lasse


L’eau lisse s’illumine si l’eau lasse touche la beauté de ses gouttes miroir.
La livide liseuse esseulée devine la vision qui divise.
Bleue, tu dis être. Bleu, le ciel en creux.
Risible orange, visible on range.
Dans l’alunissement de la nuit, la profondeur domptée décharne le sommeil.
Il étoile des bruits au firmament du silence.

lundi 13 janvier 2020

Luzière


Qu’ils lisent hier. Luzière.
Les entre-temps dévorent de fièvres écarlates des instants mal moulés.
L’arrachage du vent est mal appris.
Pluie drue mal conquise par la pointe du parapluie mal tendu.
Pose les distances mal mesurées.
Valdinguent les bourrasques mal amarrées.
Mal armé, mal défendu, je finis écrasée de maux.