mercredi 12 juillet 2017

Ployer les sens


Le tilleul froissé par le vent, j’ai à ma peau des bouffées de fraicheur qui me saisissent et m’enveloppent comme un bras long et ferme.
A des pétales duveteux, ma voix tremble des intensités.
Mentir du sang qui pousse ses globes dans un devenir veineux.
Chut, le souffle au soir de bouche à bouche narre l'indicible.
La montée capillaire du ressenti dans les parois de mon être entame le verre.
Tout est si bleu à nos rires.
Je palpite profonde dans ce regard grandissant.

jeudi 6 juillet 2017

Emaillée de sourires


Enrubanné de bleu lumière, le matin ment gris à mon cœur. Une colonie de mots mêle l'arraché à la rongeuse. Lourde de silences mal conquis, je déroule ma langue de petits "dois". Il est bien passé midi à mon cœur et je laisse un pleur sur ta peau grise de tabac. Dans la lumière boutonneuse de l'été, je ramasse quelques intériorités. L'âme a mille ans. Emaillée de sourires, la tristesse me porte jusqu'à demain.