mercredi 12 juillet 2017

Ployer les sens


Le tilleul froissé par le vent, j’ai à ma peau des bouffées de fraicheur qui me saisissent et m’enveloppent comme un bras long et ferme.
A des pétales duveteux, ma voix tremble des intensités.
Mentir du sang qui pousse ses globes dans un devenir veineux.
Chut, le souffle au soir de bouche à bouche narre l'indicible.
La montée capillaire du ressenti dans les parois de mon être entame le verre.
Tout est si bleu à nos rires.
Je palpite profonde dans ce regard grandissant.

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