mardi 31 août 2010

S'éparpiller vaguement

Aux cercles difformes des envies, le vert dément. Tracé d'insistants traits de pinceau où la main plonge et s'engourdit. Quand le soir nimbe les coeurs de lourdes paupières. Brasser des souvenirs de bruissance quand l'eau s'enroule de scintillements autour de ton doigt. Boire un verre d'absence, en chercher le goût. Les gouttes de lumière s'éparpillent vaguement.

Mouiller mes paupières d'attente

Aux plis des yeux, la substance se froisse en lignes. Les traits tirés du temps mouillent mes paupières d'attente.

Orange humide

J'ai ourlé le temps d'intenses instants. Lissé il se plie à l'attente. Un voile d'eau ternit l'air quand le soleil se noie dans un coucher d'orange humide.

mercredi 18 août 2010

Vivances

Dévaler les départs incertains quand la larme taquine l'oeil et les mots sont lourds, si pesants, si gauches. Tendre une main, une joue et chercher la phrase à lancer qui signera le moment durablement. Ephémère, la pensée vaque. Le silence est respirant, pas de son signifiant. A la robe rosée de nos joues, nos yeux s'accordent une lueur. La pluie joueuse aux fleurs et aux cheveux s'enroule comme une bruine dans toutes les poches de l'air. Aux yeux attendris et doux, l'espace d'un temps non mesurable, l'âme s'étend d'une aîle à l'autre elle. L4air s'éprend de lui-même quand je plie genou à sa hauteur. Dans sa lenteur les vivances s'étirent et ralentissent nos corps-objets jusqu'à nous déconnecter du temps.

mardi 17 août 2010

Le sommeil en bandoulière

J'ai le sommeil en bandoulière, mes aimés m'entourent de leurs nuits. Le jaune électrique effraie les bruits. Dans la bouche de cette profonde nuit, des mots se bousculent et me percutent de leurs plaisirs. La pluie s'est enfin tue. Je guettais cette heure du matin où tout n'est plus vraiment rien et où l'épaisseur de la vie respire goulûement. De belles ombres s'estompent, les ombelles graciles se redressent. Le chaud de ma peau se confond avec le coton et le molleton et les limites entre les objets s'éteignent dans une candide chaleur.

Quand tu me dis veille

Langues crèmes à mes langueurs. La nuit crachote le bruit d'une pluie médiocre. J'ai ta main à mon coeur. Le soleil ment sur ma peau ocre où une vague de rousseur a pointillé le chemin qui mène à mon coeur. A la plume, le silence parle des froissements et des glissements. Elle l'écoute si bien qu'elle vole des morceaux de mes joies.
Et j'ai les plus beaux sourires à mon chevet et à mon oreille quand tu me dis: veille.

Faim de bleu

J'ai plu des larmes oranges à tes lèvres. Le ciel épais de ses pluies fuit à mes carreaux. Je découpe des tranches de gris pour le matin. La faim de bleu ne se rassasie pas.

lundi 16 août 2010

A la goutte

Les boules de temps nichées à l'angle des minutes se bousculent en un précipité vert laiteux. A la fleur d'hibiscus, la langue s'abandonne en une fraîche heure. La gorgée de temps s'emmêle. Dans la paume, quelques secondes attrapées là où le courant devient fort, au croisement de nous.
Sur nos paupières, la nuit pèse encore ses maux. A la fleur goûtée, une pincée me tire hors de l'eau.
Je palpite à ton oreille des chuchotements frissoneux. A la goutte que veux-tu? A l'écoute que rêves-tu ?

jeudi 12 août 2010

Une dune nue au silence

Barbartiés intimes à l'épreuve de ta profondeur. Par ton regard, je ris de nos approximations. Nos approches dégringolent nos corps jusqu'aux pied des jours où s'élève le souvenir hésitant d'un autre tant.

Cloture, clore.
Rature, râter.
Fermeture, fermer.

Je tourne la page de toi, elle est si lourde, il me faut toute la volonté dure et palpable de mes dix doigts et l'accord de mes paupières baissées. Il me faut changer aussi la couleur de mes regards où en dégradés, les tons se disputent jusqu'à le hausser.
Aux pétales de oublis, plus de coeur, plus de tige: il n'y a plus de gerbera. Tout juste l'ombre sur le mur de ce qu'elle fut. Les ombres sont plus longues et plus lentes à partir. Elless'étalent et dessinent leurs contours sur les murs clairs.
Une chaise orange parle au critérium et lui dicte des morts dans leurs lettres.
Je prends une droit dans la gauche et tire. Sur la corde. Raide où défilent les traits des lettres.
Panique sur les rangées, le vent s'engouffre et casse les verticales et les parallèles. Je joue au mikado avec les mots. A chaque parole soulevée sans toucher les autres, leparfum phrasé du sen suit voluptueusement. Dans le rétro, je les vois s'écrouler l'un après l'autre et laisser derrière une dune nue au silence.

Le roulis de la nuit

J'ai cavalé des déluges d'heures jusqu'au lendemain de la douleur. Le souffle heurté de mes nuits agite. A entendre le crin du matelas, je gémis dans ma pêche au sommeil. Les urgences de la nuit prennent des airs indéfinis et bousculent l'agencement de ma pensée à en écarteler mes rêves entre cris et souffrances.
Au bleu matin, le roulis de la nuit fait tanguer mon corps, encore.

mardi 10 août 2010

Caresser le ciel

Passé un doigt humide sur la lèvre rose du soleil naissant.
J'ai caressé les flancs du ciel et passé les mains dans son pelage. Les doigts pleins d'étoiles filantes, j'ai secoué mes mains dans tes regards. Leur eau sccintillait des reflets cachottiers.