mercredi 18 août 2010

Vivances

Dévaler les départs incertains quand la larme taquine l'oeil et les mots sont lourds, si pesants, si gauches. Tendre une main, une joue et chercher la phrase à lancer qui signera le moment durablement. Ephémère, la pensée vaque. Le silence est respirant, pas de son signifiant. A la robe rosée de nos joues, nos yeux s'accordent une lueur. La pluie joueuse aux fleurs et aux cheveux s'enroule comme une bruine dans toutes les poches de l'air. Aux yeux attendris et doux, l'espace d'un temps non mesurable, l'âme s'étend d'une aîle à l'autre elle. L4air s'éprend de lui-même quand je plie genou à sa hauteur. Dans sa lenteur les vivances s'étirent et ralentissent nos corps-objets jusqu'à nous déconnecter du temps.

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