jeudi 12 août 2010

Une dune nue au silence

Barbartiés intimes à l'épreuve de ta profondeur. Par ton regard, je ris de nos approximations. Nos approches dégringolent nos corps jusqu'aux pied des jours où s'élève le souvenir hésitant d'un autre tant.

Cloture, clore.
Rature, râter.
Fermeture, fermer.

Je tourne la page de toi, elle est si lourde, il me faut toute la volonté dure et palpable de mes dix doigts et l'accord de mes paupières baissées. Il me faut changer aussi la couleur de mes regards où en dégradés, les tons se disputent jusqu'à le hausser.
Aux pétales de oublis, plus de coeur, plus de tige: il n'y a plus de gerbera. Tout juste l'ombre sur le mur de ce qu'elle fut. Les ombres sont plus longues et plus lentes à partir. Elless'étalent et dessinent leurs contours sur les murs clairs.
Une chaise orange parle au critérium et lui dicte des morts dans leurs lettres.
Je prends une droit dans la gauche et tire. Sur la corde. Raide où défilent les traits des lettres.
Panique sur les rangées, le vent s'engouffre et casse les verticales et les parallèles. Je joue au mikado avec les mots. A chaque parole soulevée sans toucher les autres, leparfum phrasé du sen suit voluptueusement. Dans le rétro, je les vois s'écrouler l'un après l'autre et laisser derrière une dune nue au silence.

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