lundi 12 juillet 2010

Tout le long, le long, le long de l'eau

Le dos est un ruisseau. Ebahie, je balbutie des couleurs aériennes qu'en rosant je pluie.
Et le vent soudain brutalise les oiseaux mélangés aux feuilles. L'air tourne sur lui-même jusqu'au vertige et il se jette sur les vitres douloureuses.
Et les branches se couchent, se plient, se secouent à nouveau comme pour se redresser mais le vent écrasant étale sa piussance.
Indécis le ciel se teinte de toutes sortes de gris maudits qu'il fait défiler chargés au-dessus de nos têtes. Rien n'est franc en lui.
Tu le sommes de pleuvoir mais lui t'agite encore plus fort, effaçant avec les branches les traces de ses pas. Jusqu'aux fenêtres qui se plaignent mais aucune lame ne saurait fendre ce sac trop louurd de nuages. Seul un éclair, une fuite peut être, et encore! Rien ne le force à s'aider.

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