mercredi 7 juillet 2010

Chaud

Le bleu est compact et dense, étalé dans l'épouvante d'un ciel jaloux de ses nuages. Les corps s'échappent et glissent.
La chaleur est émouvante comme une vieille dame mal fardée. Un phare brûle de tout son coeur pour faire signe aux vaissseaux de la fraîcheur. Je décolle ma peau mais elle colle encore aux matières. Plus d'r à aspirer, juste un bloc de molécules invivables. Tout ce chaud retire leurs couleurs aux joues des choses.
C'est l'hiver à l'envers.

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