mercredi 30 juin 2010

Temps

Labile petite fraîcheur se cache dans un grand verre d'O.
Je grimpe après le H et tend mes 2 bras vers un petit nuage frippon. Je lui souffle dans les bronches, il gonfle et prend des airs de caïd absorbant tous les éphémères collègues.
Quand je regarde vers le bas, la lumière est rude, cassante, l'air y est épais. Pas une once de brise. Tout est englué dans cette torpeur et les gestes graciles ressemblent à des étoiles qui luient une fois mortes.
J'enbouche un sourire, il se crispe et finit en grimace fondue. Mes pas sont ceux d'un autre monde. Mais à mes oreilles quelques notes échappent du silence en une phrase musicante.
Ne m'attend pas.

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