mercredi 16 juin 2010

Un, des sens

J'engage ma main dans la tienne et nos peaux se collent. Mes doigts palpitent et j'ai des papillons au creux des paumes.
J'embrasse pour toi la mère de l'horizon et mon regard se perd dans les boucles de sa chevelure. J'entends encore le souffle de ta voix à mon oreille. J'aspire à inspirer d'autres effluves le long d'un autre flanc.
Et le nez bouché, j'éternue aux merveilles que le vent ramène. Et l'échancrure de mon coeur s'ouvre sur le décolleté de ton souvenir.
Je cligne des yeux en balbutiements précoces des messages que mes regards tendront.
Et je sens la main du soleil qui frotte mon dos en un geste tendre et je tends des pièges au vent dans la petite longueur de mes cheveux.
Parsemée de concentrés de joies, ma peau de rousse fausse les pistes pour tracer du doigt posé sur elle les traits d'un point de joie à un autre. Toute ma peau est un festival de sens dits verts. J'engorge encore une boufffée de vie et je m'arnache pour glisser mes pas dans une marche.
Et j'arrache mes manches pour glisser jusque dans la bouche du soleil.

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