dimanche 3 janvier 2010

Les pâleurs désincarnées des étoiles

J'ai rassemblé des bouts de toi à l'aurore de mes doigts...
En articulant des maux de nous, j'ai ployé les souvenirs dans un mouvement souple et tenu...
En écartant les draps de mes bras, je me suis étoilée de barres en fils et j'ai senti le long d'une demi-lune le froissement du coton.
En t'écoutant, j'oubliais que je vivais et que les étoiles de souffrance qui blanchissaient mon corps de leurs pâleurs déincarnées étaient déjà mortes à tes voeux.
Le ciel de nos corps est si couvert...
Je t'ai tant mal aimé...

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