dimanche 22 juillet 2012

Être serait ta main

Je plante mes dents dans le ciel et laisse fondre sur ma langue tes neiges.
Tes yeux lucides captent les errances de mon corps quand em-bal-é, il flotte à l'air comme une étoffe au vent.
Pas qui frôlent le ventre du monde, pourraient être les jets turbulents des fontaines dégorgées.
L'eau lisse sur la peau déviée de tes doigts, à pleine poignées je la retiens. Si le soleil se taisait aquand les cailloux du ciel devenaient opaques et sollidaires.
Si le vent butinait les peaux voisines.
Si le sel dit puis ment.
Si les nervures de nos corps dévoilés de leurs chères particulières s'agitent au bout de branches.
Si lents cieux.
Ta main me cueillerait dans le septième, mûre et toute en générosités. Être serait bien, être serait ta main.

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