mercredi 13 avril 2011

Le senti

Il a chuté, le senti ment. Restent les miettes, les tâches, les saletés. Tenir la main sous laquelle trépigne ton coeur, lui ouvrir la voix. Qu'il entonne, qu'il déclame. Et mes "toi" palpitent dans mon corps. Usuel, le senti nie. L'oeil baissé sur mon angoisse se peuple de larmes et de tristesse. Il y a la douleur maintenant entre toi et moi qui s'étale, qui s'épanche. J'ai beau tendre un fil de toi à moi, mes doigts ne t'atteignent plus et seules les blessures font encore ce trajet-là. Ma main, ma bouche peinent à dire vrai. Seul mon coeur muet crie ton chagrin et mon amour.

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