vendredi 22 avril 2011

Trembler la rigueur de la solitude

A l'encre blanche, je range de sèches souvenances. Je mouille l'arc en ciel plié en huit et en attente du soleil qui fera briller nos yeux les uns dans les autres. Je tricote des cumulus que j'enfile au ciel pour voiler sa nudité bleue. Ronde comme le soleil, ma voix désassemble les mélodies mortes avant de naître sur nos lèvres fânées.
Je bleuis les chardons comme on pâlit.
Extrême urgence du croisement des bouches en un baiser coquin. Je brûle mon esprit de langoureuses flammes masculines. J'entends les jours qui rompent leurs danses saccadées dans un bruit de couvert tombé.
Mes lèvres tremblent lentement la rigueur de la solitude. Alors que ma main est encore lovée dans celle qui la broie.
Baie déchirée aux voiles sanglées, la mer invente des bleux, des verts tout au long de mon univers intérieur. Et j'aquarelle de mes larmes les eaux perdues dans ta voix.

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