mercredi 27 avril 2011

Le si lent mot qui nous désigne

Le ciel a dit gris et l'âme a suivi. Cahin-caha, elle s'est défaite de ses phrases et a enfilé le pyjama du silence, un silence bleu glacé. Comme cette cuillerée de non-sens que ta main a donné à ma vie grande ouverte. J'ai déplumé le nuage le plus frêle, il plane sans chair, sans corps, cent ans. Agriffés mes doigts coulissent le long de ton cœur, de ton cou. Quand sonnera la dernière peur. Je tendrai la paume de ma main pour te caresser la tête en l'air. Murmurant des instants se glisse le vent. J'étoile ton regard de diamants liquides. Lis et tais le si lent mot qui nous désigne.

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