mercredi 26 mai 2010

A temps

A temps, des brassées étoilées de saveurs innondent mon coeur d'une fraîcheur nouvelle.
La foule amassée sous mes paupières fait plier la courbe des secondes et me lance dans l'espace d'un sommeil. Je tends des rêves entre les angles du ciel. Un grand vent gorgé d'odeurs de jasmin et de traces de chèvrefeuille les fait gonfler au-dessus du radeau de la nuit. Dans les embruns, je me tiens droite et peuplée.
Du bleu s'immiscie autour de la corolle de sa jupe qui s'épanouit au-dessus de ses longues jambes. Je la revois celle qui était moi et je me dis pourquoi et ne me réponds pas. Alanguie, je me love en S le long de matières souples et solides et je lis mes yeux en 3D dans les habits de lumière et de souffrance. J'allonge les l et tire sur les m mais même mouillés les rêves qui s'écrivent en braille dans ces yeux sont des cauchemards. Je lui tends la main le temps d'un brin qui pousse. Qui tirera l'autre, qui sortira l'autre de son espace temps.
Je lui souris.
Et je vis.
Comme on voit, comme on aime, comme on souffre, comme on vit.

2 commentaires:

  1. Oui. Comme on aime, comme on vit.
    J'ai repris de vivre depuis que j'ai repris d'aimer. Je vais bien, et je n'ai de m'en persuader que puisque je le vois dans son regard.

    Des baisers, l'Amie "en brassées étoilées", rien de moins en effet !!!

    Philippe

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  2. Merci Philippe de la chaleur et de l'enthousiasme dont tu fais preuve, c'est beau à lire!! Pour ma part, je me contente de vivre et c'est déjà beaucoup !!
    Des bises coeur-lorées et goutte-euses !

    Christine

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