mardi 18 mai 2010

Bulles de savon goûteuses

Bouchée de chaleur entre deux poignées de minutes.
La courbe du soleil a plongé ses longs doigts dans la chevelure de vagues de l'océan qui pudiquement baisse les bleu. Sur les planches, les passants jouent un rythme cadencé en mage heure. Le rouge aux joues et aux lèvres de l'horizon, je sens venir les bras offerts du soleil.
A chaque mime de pas, les brindilles crépitaient et les scarabées fuyaient. La terre ferme et compacte compacte de eau engorgée est sourde dans les jambes et bavarde en senteurs. L'humidité de l'air détache le vert des feuilles et le mâchouille en suavités boisées et mouillées. Un éclat de sur-lumière dans cette foule d'arbres et de branches et une boule de presque feu s'enroule au travers du bitume: tiens, un écureuil, déclame une voix douce comme une peau.
J'entrelace mes doigts avec les miens, je devine la fermeté au ventre de mes sens. Comme une chair tendre, j'arrondis mes O en ovales.
Aux quatres coins des vents, je frippe les matières et les odeurs me viennent en abondance.
Alors, bourlinguée, bousculée, perclue d'émotions, j'encharme les paupières de mes bulles de savon goûteuses en mots.
Et j'attends que le soleil déserre son étreinte, me lâche, m'abandonne, me laisse aux espaces entre les êtres et les jours.

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