samedi 15 mai 2010

L'humide silence

L'autre bout de la nuit, je ne l'ai pas encore saisi.
Reste cette longue traversée de l'humide silence. Enrubanée, emmitouflée, je suis apprêtée comme pour un long voyage
J'ai mis les mains de la nuit dans mes poches, pour les y tenir au chaud. Le silence est profond et épais, il devient palpable et sifflant quand je le cherche à tâtons.

2 commentaires:

  1. écriture mélodieuse qui traduit pour moi l'infini de la nuit, son silence et son étrangeté

    je l'ai beaucoup apprécié, merci à toi

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