mercredi 8 août 2012

Au pied de la majuscule

J'abolis les silences et ta main froisse la buée sur la vitre. Pas de temps, pas de danse. Les mots ricochent et joyeuse, je vous sous-rise les lignes voluptueuses qu'un regard dévoile comme la roue derrière les yeux qui ne tourne plus droit.
J'accroche des étincelles à la jouissance des mots qui s'inter-calent entre ton vouloir et mon devenir. Là, j'appelle trop doucement pour que tu entendes, des fils.
Effilochée j'aspire à souffler tel un vent virulent blanc.
Nos doigts en pointes pincent l'air qui les sépare. Sa chaleur bouillone dans les plis de nos yeux creux.
Soie sur la sensible sybiline peau de nous. Encore un verre découle des bleux. Le ciel violent se berce de tendres "s", ceux des nuages sirupeux de blanc qui sillonent mousseux les parcours suivis.
Moite et plate, la peau n'a plus de direction.
L'objectif, dis-tu.
Et j'imagine le zoom de nos yeux plongeant et la forme filandreuse de nos mains se détachant.
J’additionne les lettres en phrases décousues et j'en place une au pied de la majuscule. Étendue.

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