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La larme est ronce

Au ventre du ciel, je range des âmes pleurées. Il est des sons si lents qu’ils soufflent sans dire. A la lèvre des arbres, une dentelle noire sur nuage rose. Un soleil déjà clair pointe sa langue de jaune. Peur du frais qui glisse son cou dans le creux des rêves. Et mens si la paix dit « laid ». La larme est ronce aux yeux fermés.

Dire des coups

Il est venu le vent vif et vain Il a dit des coups Il a frappé des feuilles encore vives Il a tourbillonné Partie, je suis Dans une bourrasque de pois Rejoindre ce mois

Laiteux est le cygne

Loin du bleu le quatre dit deux. Il est rouge dit le navire blanc. Taisons les tessons de nos cœurs. J’ai posé ma pomme à ton jour. Eclat de nuit dans le son de ton rire. Morceau vibrant dans le ton blanc. Noyer de silence, je croque ta chair. Laiteux est le signe.

Mon souffle est écourté de toi

Aux transparences des nuées, je vois celles de tes regards qui disent tout. Au loin, ta voix accentue les absences. Ta peau de lumière éclaircit les silences. Et les réveils et endormissements du ciel émaillent mes bouts de jour. Au creux de tes paroles, je me love in-solitaire. Tu manques à mes inspirations. Mon souffle est écourté de toi.

Dénouer des chaleurs

Il chante l’air qui frais lisse la peau. Il pépie le vent qui rare caresse les plis. Dans la petitesse du matin, il pousse une bise qui précieuse délivre un devenir plus vrai. Le souffle sur le dos des mains et dans les creux de la peau chuchote une fraicheur émue. Et le silence mouvant dénoue le vivant de ses chaleurs.

Entrer dans son sommeil

Les notes ont glissé des mots le long de tes sens. Du soleil noir est sortie la merveille du coucher à l’infini. Du bleu tendre au rose pastellisé jusqu’au bleu nuit au rouge hurlant. Dégradés du jour qui entre dans son sommeil. A mon épaule tes boucles revenantes, le son du je t’aime à l’oreille et le goût de ta lèvre offerte.

Dire les sens

Comme une ombre en plein soleil, le cercle projette une aire réduite de brun de cienne. Le soleil dit. Et le devenir glisse sur la peau comme une larme sur la glace. Lamée de noir, la terre prononce ses sédiments. Granit gris où la lumière rit. Sur la roche, l’assise lit. Foulées les feuilles d’oliviers séchées. Dans l’air, le sel et les immortelles succincts flottent. Il est des vertiges talentueux et des silences poncés. Pose ta langue sur la page. Et vibre à l’emprise du temps. En pli, tu demandes. Amplitude mande. Creuser l’évidence, lisser les silences. Le bleu se décompose en couches voilées ou la montagne chevauche la mer. Une ombre laiteuse a l’horizon, la Sardaigne. Dire les sens omis goûter en bouche les souvenirs palpitants. Ne pas oser souffrir, sourire sans effacer. Il est des pierres qui tracent l’ayant été. Je suis comme brindille d’errance.