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Entrer dans son sommeil

Les notes ont glissé des mots le long de tes sens. Du soleil noir est sortie la merveille du coucher à l’infini. Du bleu tendre au rose pastellisé jusqu’au bleu nuit au rouge hurlant. Dégradés du jour qui entre dans son sommeil. A mon épaule tes boucles revenantes, le son du je t’aime à l’oreille et le goût de ta lèvre offerte.

Dire les sens

Comme une ombre en plein soleil, le cercle projette une aire réduite de brun de cienne. Le soleil dit. Et le devenir glisse sur la peau comme une larme sur la glace. Lamée de noir, la terre prononce ses sédiments. Granit gris où la lumière rit. Sur la roche, l’assise lit. Foulées les feuilles d’oliviers séchées. Dans l’air, le sel et les immortelles succincts flottent. Il est des vertiges talentueux et des silences poncés. Pose ta langue sur la page. Et vibre à l’emprise du temps. En pli, tu demandes. Amplitude mande. Creuser l’évidence, lisser les silences. Le bleu se décompose en couches voilées ou la montagne chevauche la mer. Une ombre laiteuse a l’horizon, la Sardaigne. Dire les sens omis goûter en bouche les souvenirs palpitants. Ne pas oser souffrir, sourire sans effacer. Il est des pierres qui tracent l’ayant été. Je suis comme brindille d’errance.

Etau de douceur

Fluide lit d’eau lie le fil de l’o à l’allure élancée   du sous-lire. Scrutés, tes yeux délivrent des mots d’eau. La courbure de tes yeux défie l’élancement cambré des gratte-ciels. La saveur de ta peau visse aux papilles des goûts acidulés. Et l’élan du pinceau irise les horizons du soleil couchant. Pluie de traits triés sur la longueur du violet. Ta main à ma nuque nie les coups du cœur dans un étau de douceur.

Mêlée dénuée

Dans la mêlée des nuées dénuées, des mélanges   illicites ragent les eaux. Je est un toi(t). Déboussolée sous les soleils désolés, j’éveille les sols égayés en clapotant des vagues des pieds. A ta bouche dévolue, des vols de tendresse épaisse ravissent l’essence. Ton regard moulant me dessine et désigne les bouts de nous lents.

Boucles mousseuses

De si lents cieux où l'eau lace de rondes boucles mousseuses. Et au palais des bouches roses qui bruissent des silences amoureux. Être dans l'autre comme une douceur dans le coeur comme une fougue délicate de l'âme grisée. Circuler dans ton être comme une chaleur dans l'âtre comme un alcool prisé. Balbutier de virulentes vérités comme virant de bord comme vive bulle déviée. A ta peau, le liseré de ton âme dessine ma silhouette intérieure. Dans la main, le creux de nos yeux devine notre amour incarné.

Aux boucles du soleil

Si la lassitude lave et vide, la lascivité vite est lavée. Embrumée dans la boue des nuée, dénuée debout en début, je dévale tes sourires comme autant de rayons de soleil échevelés et bouclés. Prise d’aimance, j’hallucine des couloirs roses où s’éventent de gracieuses tournures. A la paroi du jour, il défile des secrets voilés. Sauver les facettes difficiles du senti. Accrochées aux brumes, les gouttes se balancent et prennent leur élan. J’ai des gorgées sèches et pleines de devenir qui se nourrissent à ton être.

L'écume des ciels

Sottes minutes sautent ni mutent. Le vert malice-yeux trempe son pinceau dans tes iris... Trouble et double: à l'écume des ciels, les gris transparaissent. L'angle arrondit les émus. Ranger la lumière de notre ensemble dans les cases vides de l'amour. Bris collés au lien d'or. Je devance le silence quand il dit que nous nous aimons.