mercredi 27 juillet 2011

Oui, va

L'ombre élaguée rompt le pourquoi de la tige d'herbe. Pliées sous le vent, les hautes herbes dessinent des apostrophes aux mouettes éperdues. Tu sais, je cache encore le temps. L'oubli, ce rien, l'oubli, te dis-je, est passager. Tel un nuage dans ce ciel qui n'en peut plus d'être gris. Et les rires revêches bousculent mes nuits. J'inspire goulûment l'air et retrouve une odeur, un parfum que je croyais perdu. Écrire c'est respirer et j'entends descendre le volet grinçant sur cet ersatz de silence. Les yeux clos, on voit mieux la mer. Elle frappe, elle bat, elle se cogne et se jette à nos pieds. Les effluves taquines remplissent l'espace de leurs murmures parfumés. Il est plus tard que tu ne crois. Oui va, on a la vie devant soi.

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