vendredi 1 juillet 2011

Inter-dits

Dans la fraîcheur d'un soir, délacer les haleines mêlées. Des gouttes de guitares sur les voix avalées glissent lisses.
Des filles des champs et de l'eau portent dans leur lit des maux écrasés en étoiles vives. Le crépuscule titube contre la fraîche peau et remonte le chemin du beau. La lumière chute, drue.
De ciel, la sueur gorge les eaux. Je tremble monochrome sur la note ténue. Enrayée, j'établis des disques de silence que je découpe en ponts de couleurs. Leurs bruits regardés retardent la tombée du temps. Séparés les ramasseurs de minutes comblent les trous de si lentes paix. Sais nier pour l'être excepté.
Le saut du son claque comme un souhait. Personne ne lit le sommeil aux cris du soir. Les murmlures se sentent seuls et grisent l'heure foncée. La toile percée du ciel pleure des clartés. Peau à peu, la fuite accuse les poreuses trouées d'énumérer les inter-dits.

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