mercredi 29 juin 2011

Il faisait tôt ce matin-là

Le vent violaçait les joues de l'aurore tirant sur la chevelure de l'olivier constant. Dans le laurier en fleurs, le jour prenait du rose aux joues.
La silhouette malhabile d'un arbre dénudé ponctuait la vue sur les toits alentours.
Aux lèvres du matin, des voix de merles.
Il faisait tôt ce matin-là, très tôt, tu vois. Et les oiseaux volaient par deux.
Dans les broussailles ébouriffées, l'air frais se chamaillait avec quelques nuées émues. Et l'instant se querellait encore avec l'éternité.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire