dimanche 10 octobre 2010

Le sous-bois

Le sous-bois transpire en senteurs jaunes quand les branches s'écartent autour d'un rayon miel. Les pas vifs déroulent derrière moi un chemin tendre et bon aux accents de l'enfance. Loin des voix, une qualité de silence. Et je le revois dans ce jardin clos où les âmes se piquaient. Et je sens qu'en ce petit matin rien n'est vraiment fini. Même la quiétude mensongère de fin de nuit siffle un drôle d'air.
Alors j'écoute la main glisser dans les cheveux, la peau rôder dans les draps.
Elle tarde tant à venir, et je l'attends sans patience, de jour en jour.

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