mercredi 8 septembre 2010

Un air de drame

Deux trois traces de bleu comme des pièces de puzzle masquent le fond gris du ciel. Je laisse l'air me parfumer d'oubli en m'enserrant dans quatre rayons et un courant. L'été ne nous aime plus ici, il ne fait plus que le minimum et laisse passer l'air partout. Les pommes de la moisson sont tombées et les quetsches se battent entre elles pour être cueillies les premières. Mais ce goût de septembre a des relents tendres et cendrés, il gonfle ses manches et balaie les feuilles de ses grands airs. Bientôt elles cèderont sous ce souffle dans leurs nuques.

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