mercredi 21 avril 2010

Il faut le lui dire peut être

La braise du silence a rompu la pluie de crépitements familiers.
Des fourchettes heurtent des couteaux dans le massacre des assiettes et de leurs contenus.
Tenant ta main, j'ai un sourire qui perce la grisaille de mes lèvres.
Le soleil a sorti son attirail de rayons et bombarde avec joie tous les recoins. La danse des reflets me donne le tournis. Je tourne encore un peu autour de mon axe.
Les poings des bourgeons se sont ouverts et délicatement les feuilles déplient leurs nervures.
J'aime le soleil dans tes yeux. Il joue à cache cache avec les ombres des branches.
Pluie de pétales quand le vent détale.
Il passe trop vite ce temps-là.
Il faut le lui dire peut être.

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