mercredi 24 mars 2010

...et chante...

Mêle aux dits les boucles de l'infini, les anglaises des bouts de chiffre. Plonge à pleines mains les poignées dans les couleurs et serre les mains et les cafés au tout venant. Bénis la pluie d'être vive et rose comme les grains de lumière qui dardent sur les vitres.
Bois jusqu'à plus soif les envols de chaleur et d'émotions. Que les gorgées de bien te soulagent de tes griseurs et fassent germer en toi les brindilles de suvie.
Laisse aller le temps le long de toi et ton devenir se déshabiller d'amples entraves.
Je n'oublie pas le goût de ta langue quand je la parlais. Mon étrangeté habitait ton coeur, je suis sans taire et argileuse et pleine d'eau. Je fuis entre les doigts de cet ailleurs: que des mains me retiennent, que des coeurs m'habillent.
Qu'il pleuve joli et vert sur les branches d'aujourd'hui.
Il a plu goulûement sur mon lendemain.
La lumière quitte l'hier et chante.

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